A dix-sept ans je nourrissais la folle ambition de vivre des minima sociaux et de passer mes journées à lire des bouquins de la bibliothèque municipale dans des jardins publics (bah oui : on n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans)
A trente-quatre ans je (sur)vis grâce à la générosité de l’Etat espagnol (qui me paye à utiliser le wifi au chaud même quand les élèves font grève) et je passe mon temps entre les pages des volumes alignés le long des rayons de la bibliothèque municipale.
Oui on peut dire que j’ai réussi dans la vie :-)
C’est l’avantage de ne pas viser haut : même en cas de chute on tombe de peu.