La réserve naturelle de l'estuaire du Sado... encore un lieu de toute beauté ignoré de tous -- ou presque.

Heureusement que personne ne me lit sinon -- si je m'étendais en long en large et en traviole sur la splendeur émeraude des rizières qu'une brise parcourt à l'occasion d'une pâle onde frémissante, sur le charme décrépit des quais palafittiques de bric et de broc et leurs palettes à la peinture écaillée, si je tentais de rendre compte des ineffables plaisirs de la solitude le long des canaux d'irrigation alors que miroitent à l'horizon les cheminées d'usines de Setubal -- ça finirait par se savoir que c'est vachement mieux de se balader que de glandouiller à la plage et les gens viendraient et ça me gâcherait ma joie.

Alors : chut ! je compte sur vous...